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5 Juin (Jour 1)
Nous partons de St Hilaire à 8.45 hres. Nous prenons
la route pour un grand voyage, qui j’espère, nous mènera jusqu’à
Edmundston aller et retour saines et saufs.
Nous roulons sous un ciel couvert, une température un
peu fraîche et un bon vent qui par moment est très favorable. A St Jude un automobiliste s’arrête pour m’informer, que l’autre cycliste est
loin derrière et semble être en difficulté. J’ai trouvé ce geste
d’une grande gentillesse. J’ai donc rebroussé chemin, mais après
seulement quelques instants, j’ai aperçu Mme Deslôôôriers (Lise
Deslauriers) qui s’en venait sur son ptit bécik. La raison de son
retard, la première côte du voyage l’a prise par surprise, et elle
s’est retrouvée par terre. Elle s’était salie pas mal, un peu
égratignée, et surtout un beau souvenir bleu foncé, heureusement pas
de blessure.
Arrivée à Massueville à 14.30 hres au Camping Québécois. Nous avons roulé 57.58 km, durée 4.36 hres, moyenne 12.4 km/h.
En soirée à l’aide de ma mini chaise, alors que j’étais occupé à ranger les choses dans mon Yak Sak, je me lève pour replacer un objet dans le sac, Lise passe derrière moi et aperçoit la chaise, elle se dit que ça peut devenir un obstacle, donc elle l’enlève, je m’assoie, mais plus de chaise, je tombe d’aplomb, mais malheureusement, il y a la table à pique-nique qui est là avec le coin de son banc, qui lui me reçoit le derrière de la tête. Choc plutôt violent, douleur assez importante qui met du temps a se résorber, mal au cou, proprioception très bizarre, nausées et étourdissement, il s’en fallu de peu pour que Lise m’amène à l’hôpital.
6 Juin (Jour 2)
Départ à 10 hres avec un ciel couvert et un bon vent à affronter.
La partie de la route 132 que nous avions à faire a été stressante. Le déplacement d’air que font les camions au moment de la rencontre, est telle, que le sac à lunch de Lise qui était mal fermé, s’est vidé d’à moitié lors d’une rencontre. Ceci n’était certainement pas un facteur aidant pour elle, la peur qui déjà prenait beaucoup de place, allait réduire sa vitesse considérablement.
A Pierreville, nous avons bifurqué dans la réserve indienne Odanak, alternative beaucoup plus relaxante. Il était prévu qu`on s’arrêtait à Baie du Fèvre, nous y voilà donc. Toutefois le seul gîte qui existe encore est fermé sur semaine, ça commence bien. Il semble qu`on devra peut-être poursuivre notre route jusqu`à Nicolet.
La route 132 nous fait peur et nous sommes fatiguées. Je m’informe où aller, où encore s’il existe une route alternative. Et bien voilà, ça y est, faudra continuer jusqu’à Nicolet, en empruntant la route du Pays Brûlé, qui elle, est en parallèle à la 132.
Nous arrivons à L’Aubergelle à 17.30 hres. Nous avons roulé 60.79 km, durée 5.08 hres, moyenne de 11.9 km/h. Compte tenu du vent et de la fatigue je suis très satisfaite.
7 Juin (Jour 3) Départ sous un ciel couvert à 9.45 hres. Pas en forme du tout, mal de tête, un peu étourdie, plutôt fatiguée. Beaucoup d’incertitude sur la route à prendre. Lise ne tient vraiment pas à retourner une autre fois sur la route 132, son impression d’hier n’est pas bonne du tout. Finalement on maintient la décision d`origine (la 132) et c’était l’idéal.
Nous avons fait 41 km avec une moyenne de 12.6 km/h. Terminons notre journée à 15.00 hres.
Nous arrêtons au Motel de la Place à Gentilly.
8 Juin (Jour 4)
Départ à 9.45 hres. La douleur aux deux genoux une bonne partie de la nuit a gâché pas mal mon sommeil, 3 nuits plutôt courtes.
Nous nous arrêtons a 13.30 hres après avoir fait seulement 25 km, durée 2.25 hres, moyenne de 10.5 km/h.
L’énergie n’était pas là, la douleur aux genoux trop présente, un bon vent de face, et de la côte.
A Deschaillons on s’arrête au Domaine Deschaillons, où on nous loue un chalet avec vue sur le fleuve, absolument magnifique. Nous sommes tout près de l`endroit, où les gens font jouer l’hymne national, et hissent le drapeau de chaque pays correspondant au bateau qui passe sur le St Laurent.
En soirée Lise m’a fait des pressions sur les points de douleurs, ce traitement a fait un grand bien.
9 Juin (Jour 5) Départ à 9.15 hres. Plus reposée qu’hier. La route est bonne, ça descend un peu pour un bon bout. De très bonnes côtes aussi.
Par moment la fatigue est grande, à un moment donné un automobiliste me klaxonne avec vraiment beaucoup d’insistance, mais comme ça arrive régulièrement, je me suis dit : ce qu`il est exubérant celui-là. L`intention était de se rendre à St-Antoine-de-Tilly, finalement nous nous sommes rendues au Camping Bernières.
A l’approche de St Nicolas je me suis arrêté pour attendre Lise, mais ça fait plus qu’un bon moment que j’attends, je m’inquiète pour vrai, c’est certain que quelque chose ne va pas. Je suis sur le point de rebrousser chemin, mais la voilà avec un air un peu amochée.
Mon exubérant de tout à l’heure, voulait que je devine où que je comprenne, que ma coéquipière venait de se planter une autre fois sur l`accotement. Quelques bonnes égratignures, un autre souvenir bleu foncé, et de plus croyez moi, la crème solaire est une excellente porte poussière. Je rigole bien, mais j`ai eu peur, je suis très contente de constater qu’elle n’est pas blessée, et je sens le besoin de rester un peu plus près d`elle pour terminer la route.
Après 5.20 hres de route, nous avons roulé 72 km, moyenne de
14.5 km/h. Je suis très impressionnée de notre performance.
10 Juin (Jour 6) Départ à 11.00 hres. Assez bonne nuit de sommeil, quoique trop courte. Après être passées au pont de Québec, on se retrouve sur la route 132 Est, direction Rivière-du-Loup, l’émotion est grande, c’est à partir de ce moment-là que j’ai vraiment le sentiment d’être en route pour Edmundston.
Nous arrêtons à Lévis pour dîner, ou nous rencontrons un homme d`environ 70 ans, les deux jambes coupées, il était parti de Terre-Neuve en chaise roulante depuis deux mois, il s’en allait à Vancouver, l’objectif qu’il convoitait beaucoup, était d`arriver à Ottawa dans deux semaines pour se reposer . Le but de son voyage était de ramasser de l’argent pour l’hôpital pour enfants de sa ville. Cette rencontre nous démontrait de quel courage sont capables certaines personnes.
La route est difficile, une côte après l’autre, mais des côtes longues et abruptes. Dans l’ensemble ça monte presque continuellement. Le manque d’entraînement physique se fait cruellement ressentir, la charge à tirer est importante, certainement trop, mais bon, on est en route et pour aujourd’hui c’est ça. Je ne peux m`empêcher de penser à cet homme de tout à l’heure. Toutefois je commence à douter qu’on y arrivera, il y a eu un moment où j’ai dit à Lise, que je trouvais qu’on était deux vieilles folles, à mon grand étonnement contrairement à d’habitude, elle était d`accord.
On a roulée 34 km, durée de 3.19 hres, moyenne de 10.2 km/h. Une moyenne incroyable compte tenu de la route que l’on vient de faire.
En soirée nous discutons sur la faisabilité d’aller au bout de notre projet, première conclusion, un jour de repos est indiqué. Ensuite voir si nous pouvons délester un peu les bagages et finalement nous pourrions poursuivre notre route jusqu`à ??? on verra bien. Pour le retour, peut-être que l’une de nous deux viendra chercher le véhicule. Nous ne sommes que deux, mais nous sommes une équipe, je trouve ça très rassurant.
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12 Juin
(Jour 8) Nous quittons Beaumont à 10.30 hres, sous un ciel nuageux, la route est belle, incroyablement bonne par comparaison à Bernières – Beaumont; ça descend presque continuellement, à peu près pas de côte.
Le délestage fait une différence qui fait du bien.
Nous arrêtons à Montmagny, hé lààà, Rivière-du-Loup n’est plus très loin. Nous logeons à l`Auberge La Belle Époque. Nos vélos passeront la nuit dans le bar !!! et oui, dans le bar.
Nous avons fait 41 km, durée de 3.00 hres, moyenne
de 13.3 km/h.
13 Juin (Jour 9) Nous quittons Montmagny a 10.45 hres. La route est encore une fois très belle. Nous nous arrêtons à St-Jean Port Joli à 14.45 hres. Le 30 Celsius nous rentre dedans.
Nous avons fait 36 km, durée de 2.30 hres, moyenne de 14 km/h.
Ce soir c’est le camping, et je vais bricoler un bon souper.
14 Juin (Jour 10) Nous quittons à 9.30 hres, plutôt fatiguées, nous partons tout de même. La route est difficile, ça monte continuellement, les plats sont très courts, il y a un bon vent, il fait 30 Celsius, donc on travaille pas mal fort.
A l`approche de Kamouraska, un homme se stationne dans une entrée de cour, à peine sur le dessus de notre plus grosse côte de la journée. Il attend Lise sur le bord de la route, au moment où elle arrive à sa hauteur, en pointant le sol de ses doigts, il lui dit, , il veut lui parler. Il a essuyé un non catégorique, elle lui a répondu que peut-être l’autre accepterait de s’arrêter. Pauvre homme, il ne réalisait pas que c`est le pire moment pour s’arrêter, ce que bien sûr j’ai fait, et oui. Toutefois il s’y est pris autrement, en me demandant,
. Sa femme et lui étaient si impressionnés de voir notre attirail qu’il voulait à tout prix faire des photos.
Nous avons fait 52 km, durée de 4.16 hres, moyenne de 12.2 km/h. Compte tenu des éléments fatigue et route, je suis très satisfaite de la journée.
Nous arrivons à Kamouraska à 16.30 hres, à l`Auberge Foin de Mer, un endroit très très bien. Pour se rendre à cet endroit, nous avons descendus une côte tellement raide que j`ai vraiment douté de mes freins, c`était affolant.
15 Juin (Jour 11) Après quelques séances de photo et beaucoup de sOOOcial nous partons à 11.45 hres. A peine 1 où 2 km plus loin, des gens rencontrés hier nous interceptent pour faire des photos, ¨vous comprenez, hier nous n’avions pas notre appareil¨ !!!!.
Nous avons un vent de face d`environ 20 km/h avec de très bonnes bourrasques. Et oui, ce matin le vent a changé de direction, pas de chance, en principe il devrait nous pousser, mais c’est nous qui devrons pousser juste un peu plus sur les pédales, ouais, c’est l’équivalent d’une côte continuelle.
Nous avons roulé 32 km, durée 3.17 hres, moyenne de 9.8 km/h, heureusement qu’on a eu des petites côtes à descendre, sinon la moyenne serait encore plus basse.
Arrivée à Notre Dame du Portage à 16.40 hres au gîte Chute Couette et Café.
16 Juin
Jour 12 Après une séance de photos, nous quittons à 11.30 hres.
Journée très ensoleillée, nous dînons à Rivière-du-Loup. Le soleil est chaud mais avec un bon vent c`est confortable.
A 13.30 hres nous nous dirigeons pour la piste cyclable Le Petit Témis, nous y voilà enfin, c’est l’émotion, le contentement est grand d’être rendues aussi loin, depuis le temps qu’on nous en parle du Petit Témis.
Toutefois le désenchantement ne tarde pas. Le fond du terrain est PAS MAL TROP MOU pour la charge que nous avons.
Une fois en forêt le vent n’est plus là, il fait 38 à 40 Celsius, à part le facteur humidex, nous sommes sur un terrain qui monte, et nous allons monter comme ça pendant 41 km.
Mais le pire ce sont les moustiques, il y en a tellement qu’on ne peut s’arrêter, on se fait piquer même en roulant, c`est infernal. Le festival de la mouche noir de St-Tite ne fait certainement pas le poids avec cet endroit marécageux où nous sommes. Au moins trois mouches à chevreuil m’ont suivi de Rivière-du-Loup à St-Honoré, elles étaient bien plus fortes que moi avec leurs ailes, elles ha ha ha!!
Par moment c’est angoissant, la fatigue est très grande. Chose certaine, il ne faudrait pas avoir d’ennui mécanique, ça serait très critique, Je me jure que plus jamais, on me prendra par une chaleur semblable, à m’engager en forêt pour une distance aussi importante.
Finalement nous arrivons à une croisée de route et décidons de sortir de la piste cyclable. Le but, accélérer et s’éloigner des moustiques.
Ça fait un bon moment qu’on roule avec le tonnerre sur la tête, et dans la minute qui suit, les éclairs sont là avec de fortes bourrasques de vent, la pluie est plus que proche. Je pédale à fond de train tout en regardant où je pourrais me planquer. Je ne vois pas Lise dans mon rétroviseur et ça m`agace, j`aimerait la voir tout près, je m’arrête sous la pluie à deux reprises, je l’attends mais ne la vois pas, merde, que je n’aime pas ça. L`orage (méga) arrive, je m’abrite en dessous d’un abri d’auto d’une résidence privée, mais où est Lise ? avec mon imper je vais sur la route mais ne la vois pas.
L’orage diminue un peu et je pars à pied voir où est ma moitié d`équipe. Je demande à un homme assis sur son perron s’il a vu une autre cycliste, sa réponse est oui, elle entrée dans un dépotoir d’autos, et elle s’est abritée dans une auto plutôt que de tout prendre l’orage sur la tête comme un canard. C’est bien ça, elle s’est abritée dans une vieille auto. Elle était bien fière d’elle, à l’abri de la pluie et des moustiques. Je n’étais qu’à six maisons du gîte et Lise peut-être douze.
Nous avons roulé 53 km, durée 6.33 hres, moyenne de 8.4 km/h et ce grâce à deux bonnes côtes (vitesse 44 km/h) que l’on a eu une fois sur la route, autrement la moyenne serait plus basse.
17 Juin (Jour 13) Ce matin le ciel était très couvert, un peu de brouillard, c’est évident que la pluie sera là d`un moment à l’autre et pas pour quinze minutes. Nous décidons de se reposer.
18 Juin (Jour 14)
Nous quittons St-Honoré à 9.20 hres, après une séance de photos bien sûr.
Au début la piste est ramollie par la pluie, mais c’est quand même plus intéressant que Riv-du-Loup St-Honoré car ça descend.
A partir de Cabano c’est nettement différent, beaucoup plus dur comme terrain. La vue sur le lac Témiscouata rend le parcours très intéressant. La température est excellente, nous arrivons à Notre-Dame du Lac à 16.30 hres, nous avons roulé 39 km, durée 3.20 hres, moyenne de 11.08 km/h.
19 Juin
(Jour 15) Ce matin il pleuvait, donc nous décidons de
prendre congé.
20 Juin (Jour 16) A 10.00 hres après plusieurs séances de photos, et tout le tra la la du soooocial, nous quittons le Gîte du Rêveur sous les regards ébahis des gens rencontrés au déjeuner.
Nous roulons jusqu’à St Jacques d`Edmundston. La piste cyclable arrive direct au Jardin Botanique où un super de beau camping nous attend.
Objectif atteint, nous y sommes à EDMUNDSTON, c’est vrai vrai vrai, nous sommes donc tous capables de bien plus que l’on croit. Ça demeure toute qu’une trotte mais on y est.
Nous sommes arrivées à 14.45 hres, avons roulées 38 km, une durée de 3.38 hres, moyenne
de 12 km/h.
21 Juin
Jour 17 Malgré une douleur au genou droit,
nous avons visité Edmundston.
22 Juin et 23 juin
Début du retour.
24 Juin (Jour 20)
Fait saillant : En arrivant à St Honoré, nous rencontrons une parade de la St-Jean-Baptiste, c’est très cocasse, nous volons presque la vedette. Les gens sont emballés de nous voir passer. Dans la parade il y a au moins 25 V.T.T. Pour eux plus particulièrement, c’est l’étonnement total, ils ont l’air ébahis, c’était tellement drôle, ne pas avoir été aussi fatigué, j’entrais dans la parade. Les gens de la place auraient vu du nouveau, car comme parade jamais je n’ai vu plus pathétique.
25 Juin (Jour 21) Nous quittons St Honoré à 9.45 hres, la température est belle, le parcours descend, je me défoule à mon goût, ça roule 23, 26, 28 km/h.
Nous poursuivons notre route jusqu`a St-André de Kamouraska. Nous arrêtons au camping Halte Écologique de la Batture.
Le camping est situé juste en haut d’une côte plutôt raide, je décide de rester au bas de la côte et d’attendre que Lise monte.
Si elle a des ennuis je serai plus proche pour l’aider. Mais Vla ti pâ que juste en haut de la côte, j’aperçois le vélo de Mme Deslôôôriers, couché sur l’accotement avec la petite roue de la remorque qui tourne dans le vide. Et là, ça bouge pas gros la dessous!! J’ai peur qu’elle se soit blessée, mais non elle se sort de là, pas très contente d’entretenir sa collection de souvenir bleu foncé.
Les fins de journées sont plus difficiles, la fatigue est bien présente, alors j’aimerais beaucoup qu’elle puisse apprendre à s’arrêter et repartir dans les côtes. Très certainement ça éviterait ces chutes bêtes et méchantes. Ouf, que je n’aime pas ça la voir vivre de tels déplaisirs. Nous avons roulé 72 km, durée 6.00 hres, moyenne de 12 km/h.
26 Juin (Jour 22)
À Part d'un problème mécanique pour le vélo de Lise et une chaleur
de 43 Celsius, nous avons parcouru 45 km, durée de 3.20 hres, moyenne de 16 km/h.
27 Juin (Jour 23)
Une journée de repos.
28 Juin (Jour 24) Nous quittons à 8.45 hres, le repos a fait beaucoup de bien, la route est belle, il vente encore mais c’est acceptable.
Les vacances sont commencées et la circulation est beaucoup plus importante, les réactions des automobilistes aussi. Les klaxons, les saluts, les ralentissements, les gens qui reviennent sur leur route encore et encore, où encore se stationnent dans une entrée de cour pour nous regarder passer. Un automobiliste passe dans la voie opposée pour nous laisser toute la place, mais il me regarde un peu trop longtemps, alors pour éviter une collision frontale, l’automobiliste qui venait en sens inverse se voit obligé d’aller en partie sur l’accotement et dans le canal, j’en ai mangé de la
POUSSIÈRE.
Nous avons roulés 62 km, durée 4.52 hres, moyenne 12.7 Km/h.
29 Juin (Jour 25)
Visite de L’île aux Grues, un endroit où règne un calme que probablement seul une île peut apporter. Nous avons roulé 9.19 km, durée 55 minutes, moyenne 9.9 km/h.
30 Juin (Jour 26) Retour de l’île.
Encore une fois les vents sont très violents. Nous avons fait 17.3 km, durée 1.36 hres, moyenne 10.8 km/h.
1 Juil. (Jour 27) Aujourd’hui nous visitons la Grosse Ile, un lieu à visiter tout a fait étonnant. Réaliser que plus de 5 millions d’immigrants sont passés dans cet île pour y être soignés, pour y mourir, où pour tout simplement être mis en quarantaine. Nous n’avons roulé que 16 km, durée 1.19 hres, moyenne 12.1 km/h.
2 Juil.
Jour 28 Nous quittons à 9.30 hres avec un vent incroyable, des bourrasques de 60, 65 km/h. La route est belle, ça monte continuellement. Dans les descentes, la vitesse est moindre à cause du vent, et de plus ce serait imprudent. Une table à pique-nique déguisée en ovni qui se dirigeait vers la route s’est arrêtée à temps, en m’arrêtant pour l’éviter, le vent à failli me jeter par terre.
Finalement nous atteignons notre objectif et nous avons roulé 36.36 km, durée 4.25 hres, moyenne 8.8 km/h.
3 Juil. et 4 Juil.
Retour sans problème sauf pour le vent et la pluie sporadique.
5 Juil. (Jour 31) Nous quittons St Pierre Les Béquets à 10.00 hres.
Le vent est toujours très présents et il va nous fouetter sans relâche et avec force jusqu’a St Grégoire.
Nous arrivons à un lieu ou un accident s'est produit et un homme nous informe que c’est un accident de moto causé par une vitesse excessive. Le jeune homme qui est dans le fossé est mort et la jeune femme est son amie.
Selon le témoin qui nous parle, il aurait fait des tonneaux sur une distance considérable.
Ça donne des frissons dans le dos, c’est une impression d’horreur, il fait un beau soleil, la chaussée est sèche, il n`a que 22 ans et il se tue, très probablement il n’a pas tenu compte
du vent. Il s’en est fallu de peu pour que j’assiste à cette tragédie en direct. Ça laisse un sentiment indescriptible et bien spécial. Ce soir je m’endors avec les larmes aux yeux en pensant aux parents dont la vie vient de changer à jamais. Ça me rend très triste. Pourquoi la témérité prend parfois toute la place ????? Pourquoi, pourquoi.
Nous avons roulées 43 km, durée 4.09 hres, moyenne 10.3 km/h.
6 Juil. (Jour 32) Aujourd’hui il fait un froid de canard 8 à 10 Celsius,
jour de relâche, trop c’est trop. Nous avons passé une bonne journée. Toutefois nos pensées sont avec les parents en deuils.
7Juil
(Jour 33) À l'exception
d'une crevaison, le retour se continue sans histoire. Nous avons roulées 45.7 km, durée 4.00 hres, moyenne de 11.4 km/h.
8 Juil. (Jour 34)
Malgré la pluie, nous arrivons finalement chez nous
à St Hilaire
à 20.02 hres, une durée de 5.47 hres, une moyenne de 15.2 km/h, la distance incroyable de 89 km, pour une distance total de St Hilaire à Edmundston à St Hilaire de 1,219 km.
Je n’en reviens tout simplement pas. C’est un rêve éveillé, un sentiment très difficile à décrire.
Nous avons tellement vécu continuellement le moment présent que c`est comme si on ne l’avait pas fait.
La chose la plus importante que je tiens à faire, est de remercier Lise pour la qualité de son compagnonnage, sa tolérance, sa compréhension de mon chialeux de genou, et sa gentillesse etc
etc.
J’ai peine à décrire combien ce fut une expérience enrichissante. D’être plus près de la nature pendant ces 34 jours m’a ramené à plus d’intériorité.
Post Voyage : Quatre ans sont passée, suite à ce voyage, dans l’ensemble de ma vie, je suis toujours habité par cette énergie nouvelle dont je ne me connaissais pas. Cette énergie vient rehausser ma qualité de vie.
Comme quoi les voyages ne forment pas que la jeunesse, mais les gens en âge d’être mémé.
Monette LeBlanc et Lise Deslauriers
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